Haaa les vacances !! Autrefois, je chérissais plus que tout ces 2 mois d’été, qui étaient synonyme de détente, de glandage et de séances de jeux à n’en plus finir.
A l’époque, durant cette période, je sélectionnais quelques jeux pour lesquels je me fixais l’objectif de les finir à 100%.
Trois décennies plus tard, j’ai toujours cette manie et cette année, j’avais choisi une petite sélection avec entre autres Turtles 3, Duck Tales 2, Fire Fighter, Tesserae (non, là je trolle) et The Adventures of Star Saver.
C’est de ce dernier dont je vais vous parler aujourd’hui, car il s’agit d’une pépite injustement méconnue et que son histoire et sa présence au sein d’une série est intéressante.
Et si l’on commençait par faire connaissance ?
Star Saver est un jeu d’action-plateforme « Run and Gun » se passant dans un univers futuriste, où vous incarnez un pilote prénommé Kevin (uniquement pour les occidentaux, j’y reviendrai plus tard), qui s’est fait kidnapper par des extraterrestres, avec sa sœur (qui, elle ne s’appelle bizarrement pas Brenda mais Connie… Je ne sais pas… Brenda, ça collait mieux avec Kevin non ?). Après avoir refusé d’espionner les humains pour leur compte, ils sont faits prisonniers sur le vaisseau alien. Heureusement, un mecha intelligent, doué de télépathie, les sauve et décide de les aider à infiltrer le quartier général des aliens et ainsi faire capoter leur projet d’invasion. (Lui, au moins, sait faire plus de chose que de me donner l’heure… hein Alexa ?)

Vous vous retrouverez donc aux commandes d’un mecha qui permettra d’utiliser plusieurs armes et qui offrira une protection supplémentaire au héros. En effet, une des particularités de ce jeu est que lorsque que vous vous faites toucher, vous êtes éjecté du véhicule et vous pouvez continuer à jouer en espérant retrouver un bonus qui le fera réapparaitre.
Par ailleurs, le robot permet de lancer un grappin qui pourra vous faire traverser des vides ou vous rattraper lors d’un saut mal dosé.
Vous avancerez donc dans un dédale de lieux différents étalés sur 9 niveaux. Nous passerons par l’espace, puis sur 2 bases alien, puis sur une planète en ruine, dans les nuages, dans une forêt, dans un château… (??!! heu… bon ok, les aliens peuvent aussi envahir des châteaux après tout…), puis sur la planète alien et enfin dans le vaisseau mère. Ne me demandez pas la logique qu’il y a derrière l’enchainement de ces lieux, je n’en vois aucune… on va dire qu’il y a la présence de portails interdimentionnels présents dans ceux-ci pour pouvoir accéder au vaisseau mère…
Bon, je ne vais pas commencer à chipoter pour des broutilles tel que le scénario. D’autant que ce jeu ne démérite pas, loin de là.
Sorti en 1991 au japon et développé par A WAVE, qui a développé 7 jeux sur la console, dont 5 n’ont jamais quitté le territoire Nippon :
- 3 jeux de courses hippiques (Katsuba Yoso Keiba Kizoku) très populaires au pays du soleil levant,
- 1 jeu de dés (Koro Dice)
- 1 jeu de minigolf (Mini-Putt).
Rien de bien folichon pour les gamers que nous sommes, mais à côté de cela ils ont aussi développé, et qui sont pour moi leur 2 meilleurs jeux : - Rubble Saver
- Rubble Saver 2
Pour ces 2 derniers l’histoire est intéressante. En effet, Rubble Saver est sorti au japon en 1991. En 1992, sort la suite, logiquement nommée Rubble Saver 2, qui garde le même système de jeu tout en l’améliorant.
Les 2 jeux, édités par KING, possèdent par ailleurs des covers magnifiques et restent parmi les valeurs sûres du set Japonais.
Pour la sortie à l’international du 1er épisode en 1992, c’est TAITO qui se charge de l’édition et qui en profite pour faire quelques changements :
Le jeu fut renommé The Adventures of Star Saver et fut distribué sur les sets américain-allemand-autrichien et espagnol. (USA-NOE-FRG-ESP).
Sur le territoire américain, c’est TAITO himself qui se charge de la distribution. Pour la version espagnole c’est Spaco (Rabanne) (ndlr : ok Xav, tu sors…ouste !!), Laguna se charge de la distribution du jeu en Allemagne et Stadlbauer-Waldmeier quant à lui, s’en charge pour l’Autriche.
Nous avons le droit également à une toute nouvelle cover (encore plus badasse que la version originale selon moi), ainsi qu’à quelques ajustements in-game comme le changement de sprite et de scénarii.
Le jeu d’origine qui mettait en scène la sœur « Connie » et qui partait en fait sauver son frère, a été légèrement modifié afin que cela soit le garçon qui soit le héros et non l’inverse…
Par ailleurs, celui-ci a été rebaptisé « Kevin » alors qu’il s’appelait Max dans la version japonaise… Anecdote amusante, le prénom Kévin n’apparait que sur la boite, mais in-game c’est bien le prénom Max qui s’affiche à l’écran, même dans la version japonaise alors que l’on contrôle pourtant la sœur.
Mais attendez !!?? Max ?? Ca me dit quelque chose ! Et bien oui ! Car c’est en fait le titre occidental de Rubble Saver 2 ! Vous suivez toujours ?
En effet, si TAITO a acquis les droits auprès de KING pour la sortie à l’international du 1er jeu, c’est INFOGRAMES qui obtint ceux pour le second ! Pour cette raison, Max ne fut jamais édité aux USA, et ne put s’appeler Adventures of Star Saver 2.
Ainsi, Infogrames renomma Rubble Saver 2 en Max, nous proposa une cover dégueulasse en comparaison de l’originale ou de celle de Star Saver (mais ce n’est que mon point de vue), nomma son héros Max (bon, là au moins, ils sont restés logique), et sortit le jeu en Europe sur un nombre réduit de sets : UKV-FAH-NOE et FRG.
Pour la distribution, Infogrames s’occupa lui-même des Sets UKV-FAH-NOE et laissa à Stadlbauer-Waldmeier le soin de le faire pour l’Autriche.
Il sortit fin novembre 92 sur le set UKV, avril 93 pour le set FRG et bien plus tard, en 1996/97, sur les sets FAH et NOE. Mais, je pense qu’il doit exister un code date de 1993 pour les FAH/NOE car ce n’est pas logique de commander une impression 3 ans après les autres. Il existe forcément des codes dates que nous ne connaissons pas encore. (Si jamais vous en connaissez un se situant avant 1996/97 pour les sets FAH/NOE, n’hésitez pas à contacter l’association !).
Il s’avère donc que MAX est en fait la suite de The Adventures of Star Saver et qu’ils forment un seul et même tout avec la franchise japonaise Rubble Saver.
A noter également que les Rubble Saver sont la suite « spirituelle » d’un jeu sorti sur Famicom en 1987 : Miracle Ropitt 2100 Nen No Daibsken. A bon entendeur pour aficionados des suites ou des séries !
Techniquement, Star Saver, ça vaut quoi ?
Et bien, on sent que nous sommes face à un jeu de 1990/91. Surtout au regard des graphismes qui semblent assez pauvres et dépouillés, tout en étant bien pixélisés. La lisibilité est tout de même au RDV ; à l’exception de 1 ou 2 niveaux, il est rare de perdre de vue son personnage dans les décors. Mais pour être honnête, ce n’est clairement pas le plus beau jeu de la console.
Coté maniabilité, c’est un sans-faute. Le mecha répond parfaitement et il est agréable d’aborder les différentes plateformes avec sérénité.
On dispose de différents tirs en fonction des items collectés et on prend beaucoup de plaisir à défourailler les ennemis.
Le gameplay est particulièrement réussi et le jeu nous pousse à vouloir allez toujours plus loin. Chaque niveau se termine par un boss (qui restent assez simple dans l’ensemble) et la progression se fait de manière fluide. La difficulté est assez élevée dans certains niveaux, sans pour autant que cela soit frustrant. Bon, vous recommencerez plusieurs fois le jeu mais cela reste à chaque fois plaisant.
Coté musique c’est une totale réussite. Celles-ci sont entrainantes et entêtantes. Malgré mes recherches, je n’ai absolument rien trouvé sur le compositeur ni même les développeurs. Il n’y a pas non plus de crédits en début ou fin de jeu malheureusement. Je trouve cela particulièrement frustrant et injuste mais il arrive parfois qu’aucune allusion ne leur soit faite.
Et Max du coup ?
Et bien, la même mais en mieux. En gros, les graphismes ont été entièrement revus et sont beaucoup plus jolis (en restant toutefois très simples), les contrôles sont toujours aussi bons ; le système du grappin a été revu et amélioré et cela entraine de fait une verticalité des niveaux accrues par rapport au 1er épisode.
Les musiques ne sont pas en reste avec des mélodies sympas mais moins percutantes que dans le précédent opus. Un poil déçu sur ce point.
Sinon, globalement le jeu reste très sympa à jouer et se finit assez facilement. Un très bon divertissement également.
Et côté collection alors ?
Adventure of Star Saver est un jeu compliqué à trouver du fait de sa faible distribution qui ne fut, de plus, accompagnée d’aucune réédition. Les versions ESP/FRG sont les plus rares suivi de près par les versions NOE et USA qui sortent un poil plus souvent. Les tarifs sont quant à eux assez prohibitifs et nécessiteront un bon nombre d’heures de recherches pour espérer tomber sur une « bonne » affaire.
Max, quant à lui, suit le même chemin que son ainé. Cela reste un jeu rare (surtout en FAH/FRG) mais vous trouverez un peu plus facilement les versions NOE ou UKV. Coté Tarif, la version FAH frôle des sommets, les versions NOE/UVK étant bien plus abordables.
A noter qu’il existe plusieurs codes date pour MAX concernant la FAH (96 et 97) mais pas de réédition connue.
Pour conclure :
The Adventure of Star Saver ainsi que sa suite Max sont d’excellents jeux que je recommande fortement. Les version japonaises Rubble Saver 1 et 2 sont également superbes de par leurs covers et restent des variantes intéressantes.
J’ai été agréablement surpris par Star Saver. Je ne m’attendais pas à grand-chose, à cause des captures d’écran que j’avais pu apercevoir sur la boite, et pourtant, je me suis retrouvé face à un excellent jeu, plaisant, addictif, et accompagné d’excellentes musiques.
Il en va de même pour Max, qui reprend la même formule tout en l’améliorant efficacement !
Bref, vous l’aurez compris, ces deux jeux méritent votre attention ainsi que leur place dans votre collection !
Xavier GB (@Unexist)


